La MRC de L’Érable prend au sérieux les effets des changements climatiques sur son territoire, au Québec et ailleurs.
Elle est consciente que les effets négatifs des changements climatiques peuvent avoir un impact significatif sur la qualité de vie de ses citoyens ainsi que sur les infrastructures et les écosystèmes locaux. Pour cette raison, la MRC de L’Érable agit en intégrant l’adaptation aux changements climatiques à ses pratiques quotidiennes.
La lutte aux changements climatiques se divise en deux démarches complémentaires : l’adaptation aux changements climatiques et la réduction des gaz à effet de serre (GES).
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Le Plan d’adaptation aux changements climatiques (PACC) de la MRC de L’Érable 2023-2033 a été soutenu par le Programme de soutien à l'intégration de l'adaptation aux changements climatiques à la planification municipale (PIACC) du ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH).
La MRC entend transformer le défi des changements climatiques en une occasion de renforcer la résilience et le dynamisme du territoire. Elle a octroyé le mandat à la firme YHC Environnement pour :
Réaliser le portrait de ses émissions de GES et réaliser un inventaire GES pour chacune des dix municipalités avec comme année de référence 2024.
Élaborer son plan d’action afin de poursuivre sa participation à l'effort collectif.
Identifier et analyser des projets structurants (équipements performants, novateurs) qui permettront de réduire la consommation énergétique et les dépenses. Ce projet permettra à la MRC de franchir les trois premières étapes du Programme Partenaires dans la protection du climat (PPC) de la Fédération canadienne des municipalités (FCM).
Dans une vidéo explicative, Camille Proulx, conseillère en environnement, présente la démarche du Plan climat et aborde les sujets suivants :
Les changements climatiques correspondent à des modifications à long terme du climat mondial, notamment de la température et des précipitations, causées directement ou indirectement par les activités humaines telles que la combustion de combustibles fossiles et l’usage des terres.
L’adaptation permet de renforcer la résilience des collectivités face à ces effets, en réduisant les risques et les pertes économiques et sociales. Elle favorise aussi la durabilité et la prospérité des communautés et des écosystèmes.
Diverses options d’adaptation existent pour limiter les impacts liés à l’élévation du niveau de la mer, à la santé publique, aux écosystèmes, à l’eau, à l’alimentation et à l’économie, tant en milieu rural qu’urbain.
Exemples de solutions d’adaptation :
Les preuves des changements climatiques sont indéniables et l’impact humain sur les émissions de gaz à effet de serre est bien établi. Les municipalités sont confrontées à des conséquences comme des températures plus élevées, des vagues de chaleur plus fréquentes, des redoux hivernaux et des pluies plus intenses.
Dans ce contexte, la lutte contre les changements climatiques est devenue un objectif stratégique pour la gestion de la MRC de L’Érable. Cette dernière cherche à identifier les risques et à se sensibiliser aux défis climatiques actuels et futurs sur l’ensemble de son territoire.
Les risques de mortalité et de morbidité au sein des populations vulnérables qui se trouvent à proximité ou à l’intérieur des îlots de chaleur sont accrus lors de vagues de chaleur. L’indice de vulnérabilité à la chaleur a été catégorisé (Atlas de vulnérabilité) comme « forte » à Plessisville et « moyenne » à Princeville.
Les inondations augmentent le risque de présence de moisissures et de maladies infectieuses d’origine hydrique, notamment des intoxications et des maladies gastro-intestinales. Des épisodes d’inondations sont répertoriés sur tout le territoire. En outre, les secteurs de Saint-Ferdinand (1976) et de Sainte-Sophie-d’Halifax (1959, 1960) ont vécu des épisodes d’inondations liés spécifiquement à des problèmes de gestion d’égouts.
Le Plan d’adaptation aux changements climatiques (PACC) de la MRC de L’Érable 2023-2033 a été soutenu par le Programme de soutien à l’intégration de l’adaptation aux changements climatiques à la planification municipale (PIACC) du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH). Concrètement, une étude approfondie du territoire de la MRC a été réalisée afin de bien connaître les risques climatiques et cibler les secteurs vulnérables.
La démarche en adaptation utilisée est basée principalement sur le guide Gestion des risques en sécurité civile du ministère de la Sécurité publique du Québec, les projections climatiques les plus récentes publiées par Ouranos et le guide Changing Climate, Changing Communities: Guide and Workbook for Municipal Climate Adaptation.
À la suite de l’identification des éléments vulnérables aux changements climatiques du territoire et de ses services municipaux, des pistes d’action et des recommandations pour une stratégie efficace d’adaptation ont été identifiées et bonifiées par la MRC.
Cette version simplifiée du Plan d’adaptation aux changements climatiques présente les mesures d’adaptation pour toute la MRC que les membres du comité ont sélectionnées comme étant prioritaires. Ce plan d’action a pu être construit grâce à une approche participative menée par Votepour.ca, avec l’apport des parties prenantes et des citoyens lors d’activités sur terrain, et une présence virtuelle avec une image dynamique et taillée sur mesure pour les communautés.
Les changements climatiques représentent désormais une réalité incontournable : la température mondiale a déjà augmenté d’environ 1 °C depuis l’ère préindustrielle et pourrait atteindre 1,5 °C dans les prochaines décennies, entraînant des impacts graves. Le Canada, où le réchauffement s’accélère deux fois plus vite que la moyenne mondiale, pourrait connaître une hausse de 3 à 4 °C si la température mondiale augmente de 2 °C.
Ces changements se traduisent par des perturbations majeures — hausse des températures, modification des précipitations, montée du niveau de la mer et événements météorologiques extrêmes — aux répercussions sociales, économiques et écologiques complexes.
Pour la MRC, les projections climatiques à l’horizon 2100 reposent sur deux scénarios d’émissions de gaz à effet de serre, modéré (RCP 4.5) et élevé (RCP 8.5), élaborés par le GIEC.
Augmentation des précipitations extrêmes à l’horizon 2080 : Les précipitations liquides annuelles à l’échelle de la MRC ont connu une augmentation moyenne de 2,6 mm/année, selon les registres du MELCC, entre 1960 et 2010.
Projection :
Une augmentation de 10 à 22 % des quantités maximales annuelles de précipitations pour toutes les durées et toutes les périodes de retour.
Une hausse de 4 à 6 % de la fréquence et de l’intensité des événements extrêmes de précipitations.
Le nombre projeté de jours de pluies abondantes (≥20 mm) augmenterait de 2,3 jours, selon le RCP 4.5.
Diminution de l’enneigement : Sur la période 1948-2005, on relève une diminution d’environ 2 jours de neige par décennie pour le sud du Québec. Sur une période d’analyse historique de 54 ans, on observe une baisse des précipitations annuelles moyennes sous forme de neige d’environ 1,5 mm/an.
Projection : le réchauffement climatique entraînera inévitablement une augmentation des précipitations tombant sous forme de pluie plutôt que de neige. Ainsi, une diminution importante de la durée de l’enneigement annuel est attendue (de 45 à 65 jours dans l’horizon 2050, selon le RCP8.5).
Augmentation substantielle de la saison de croissance : La durée de la saison de croissance a une tendance de forte augmentation (environ 1,7 jour par décennie) à l’échelle du Canada entre 1950 à 2010, ce qui s’observe habituellement par des dates de début de saison plus précoce au printemps et des dates repoussées de fin de saison à l’automne.
Projection : augmentation d’environ 20 jours dans la MRC, pour l’horizon 2041-2050, selon le scénario RCP4.5. En conséquence, la saison commencera plutôt tôt (5 à 6 jours en avance) et se terminera plus tard (6 à 7 jours en retard).
L'annonce de la mise en place du comité Plan climat eut lieu en septembre 2025.

Membres (Élus/Municipaux) :
Membres (Acteurs du territoire)
Membres (Professionnels de la MRC) :
Première municipalité québécoise à avoir franchi les cinq étapes du programme Partenaires dans la protection du climat (PPC), la Ville de Plessisville :
Le Plan climat de la MRC de L’Érable représente :
Ensemble, rendons notre territoire plus résilient, plus vert et plus solidaire.
Camille Proulx
Conseillère en environnement, MRC de L'Érable
Courriel : cproulx@erable.ca
Téléphone : 819 362-2333, poste 1298
Le plan climat est un projet d’envergure financé par le gouvernement du Québec dans le cadre du programme Accélérer la transition climatique locale qui découle du Plan pour une économie verte 2030.
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